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Profil du Jihad Islamique Palestinien, responsable de l’attentat suicide perpétré le 25 février 2005 à Tel-Aviv |
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L’attentat suicide de la promenade Herbert Samuel à Tel-Aviv |
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| A 23 heures le vendredi 25 février 2005, un terroriste palestinien a perpétré un attentat suicide à la discothèque Stage située sur la promenade Herbert Samuel de Tel-Aviv. Cinq civils israéliens ont été tués et 50 autres blessés dans l’explosion. L’attaque a été perpétrée par l’infrastructure du JIP en Samarie (secteur où le JIP est bien implanté) et commanditée par le quartier-général de l’organisation à Damas. | |||||||||
| La branche terroriste de l’organisation - les Bataillons de Jérusalem - a revendiqué la responsabilité de l’attaque via un enregistrement vidéo diffusé sur Al-Jazeera (26 février 2005), envoyé par la direction du JIP (basée à Damas). ‘Abdallah Sa’id Badran y annonce sa décision de perpétrer un attentat suicide et avertit que des milliers de terroristes suicidaires (istishhadiin) sont prêts à agir dans le futur. Il s’en prend à l’Autorité Palestinienne, qui, dit-il, “fait du commerce avec le sang des martyrs”, suit la voie des Etats-Unis, et connaîtra le même sort que l’armée du général Lahad au Sud-Liban. | |||||||||
| Le terroriste suicidaire, ‘Abdallah Sa’id Badran, était un étudiant de Dir al-Ghussun, près de Tulkarem. Originaire d’une famille pauvre (une des plus grandes du village), Badran était considéré comme religieux et priait régulièrement à la mosquée depuis des années. Il étudiait l’arabe dans la branche de l’université ouverte de Tulkarem et était perçu comme un piètre étudiant. | |||||||||
| Le JIP possède une branche étudiante (al-jama’ah al-islamiyyah) chargée d’endoctriner les étudiants avec sa culture de terrorisme suicidaire et de “martyr”, et de les recruter (comme ce fut le cas pour Badran) pour des attaques terroristes. Suite à l’attentat suicide de la promenade de Tel-Aviv, le JIP a organisé une manifestation à l’université de Hébron - foyer connu d’incitation à la haine anti-israélienne - durant laquelle des terroristes masqués ont défilé. Armés d’armes en plastique et de maquettes d’obus d’artillerie, les manifestants ont appelé au Jihad et à la poursuite de la lutte contre Israël. | |||||||||
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| La récente attaque perpétrée à Tel-Aviv représente un défit pour Abu Mazen et l’Autorité Palestinienne. . Elle remet en question la valeur des accords conclus entre Abu Mazen et les diverses organisations terroristes et ses engagements pris lors du sommet de Charm el-Cheikh. Abu Mazen et le nouveau gouvernement palestinien ont vivement condamné l’attentat et se sont exceptionnellement référés à ses auteurs comme à des “terroristes” (mukharibin, terme souvent utilisé par Israël). Abu Mazen a même accusé “une tierce partie intéressée à retarder et miner le processus de paix” (AFP, 26 février 2005). L’expression “tierce partie” est une référence à peine voilée à la Syrie et aux organisations qui opèrent depuis son territoire et lui permettent - ainsi qu’à l’Iran - de saboter la trêve et les pourparlers entre Israël et les Palestiniens. | |||||||||
| L’annexe qui suit présente les caractéristiques du Jihad Islamique Palestinien. | |||||||||
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Annexe |
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Le Jihad Islamique Palestinien |
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| Emblème du Jihad Islamique Palestinien, qui opère sous l’égide syrienne et le financement iranien. Au centre, sur un fond représentant le Dôme du Rocher, la carte de la grande Palestine apparaît flanquée de fusils d’assaut. Entre les fusils figure l’inscription “Allah huAkbar” [“Allah est Grand,” le fameux cri de bataille islamique et généralement les derniers mots que prononce un terroriste suicidaire]. Ce symbole expose le message islamique radical de l’organisation, qui cherche à détruire l’Etat d’Israël (“la libération totale des terres palestiniennes”) par le biais d’un jihad (guerre sainte) armé et intransigeant et l’établissement d’un Etat palestinien islamique à la place. | |||||||||
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Caractéristiques générales |
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| Le Jihad Islamique Palestinien (JIP) est une organisation terroriste de taille modeste, radicale et de tendance islamique1 dont l’idéologie combine fanatisme islamique et nationalisme extrémiste. Il considère les attaques terroristes contre Israël comme le seul moyen d’atteindre ses objectifs : la destruction de l’Etat d’Israël et l’établissement d’un Etat palestinien islamique. Durant le conflit actuel, le JIP a perpétré plusieurs attentats suicides meurtriers, le plus important étant celui du restaurant Maxim en octobre 2003.
1. Le JIP se considère comme un “mouvement.” Cependant, contrairement au Hamas, il ne bénéficie pas d’un large soutien de la population palestinienne et est plus une organisation qu’un mouvement à base populaire . |
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| Les Etats-Unis comme l’Union Européenne ont reconnu le JIP comme organisation terroriste. Cependant, l’Autorité Palestinienne tend à éviter de s’opposer au JIP et au Hamas, et permet donc aux deux mouvements qui se considèrent comme un remplaçant éventuel de l’AP de consolider leur position au sein de la population palestinienne. | |||||||||
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Chronologie et idéologie du JIP |
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| Le fanatisme islamique palestinien, dont les représentants les plus éminents sont le JIP et le Hamas, s’inscrit dans une tendance mondiale de résurgence de l’islamisme qui caractérise le Moyen-Orient depuis le début des années 1970. L’une de ses ‘réussites’ les plus importantes a été la révolution islamique en Iran en 1979. Les représentants de cette tendance sont des groupes militants islamiques composés principalement d’individus jeunes et éduqués chez qui la frustration face à la réalité sociale, culturelle et politique au Moyen-Orient (et dans le monde, où que se trouvent les musulmans) les pousse à adopter le fanatisme religieux. Dans leur lutte pour le changement, ils ont pour objectif de résoudre la crise identitaire liée au conflit opposant les valeurs traditionnelles islamiques à la culture laïque moderne occidentale à laquelle ils sont exposés. Cependant, alors que les fanatiques islamiques des pays arabes ont dès le début pris leurs distances avec le principe d’un conflit armé avec Israël, le renvoyant à une date indéfinie, le radicalisme islamique développé dans les territoires administrés par l’AP insiste sur le besoin d’un jihad armé immédiat pour “libérer la Palestine” et éradiquer “l’entité sioniste”.2 Ce point était l’une des principales controverses entre le JIP et les Frères Musulmans au moment de la fondation du JIP.3 2. Meir Hatina, Palestinian Radicals: The Islamic Jihad Movement, Tel-Aviv University/The Moshe Dayan Center, 1994, pp. 9-12. 3. Selon une étude sur le JIP trouvée dans les locaux des services de sécurité préventive de l’AP à Bethlehem durant l’opération Rempart. |
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| Le Jihad Islamique Palestinien est né de l’initiative d’un petit groupe d’étudiants palestiniens de l’université Zagazig (au nord de l’Egypte) dans les années 1970. L’université était alors un bastion du fondamentalisme islamique et le groupe était dirigé par Fat’hi Abd al-Aziz al-Shkaki (Dr Fat’hi Shkaki), étudiant en médecine. Le Dr Ramadan Shalah, secrétaire actuel du JIP, était également l’un des membres fondateurs de l’organisation. Ceux-ci avaient d’abord adhéré à l’organisation des Frères Musulmans mais se sentaient frustrés par son manque d’action réelle. S’inspirant des mouvements du jihad qui foisonnaient en Egypte à l’époque, ils décidèrent de créer une organisation palestinienne islamique qui combinerait un activisme islamique radical avec un nationalisme palestinien intransigeant, alternative au nationalisme laïc du Fatah, la principale faction de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP). | |||||||||
| Les organisations radicales islamiques dans les territoires administrés par l’AP ont recours au terrorisme (qu’ils qualifient de jihad armé) pour atteindre leurs objectifs. Elles ont atteint leur maturité idéologique et logistique à la fin des années 1970 – début des années 1980, lorsque Shkaki et ses camarades sont entrés dans la bande de Gaza. Là, ils ont commencé à développer les idées révolutionnaires assimilées en Egypte, tout en se coupant du cadre idéologique et logistique des Frères Musulmans. La révolution islamique en Iran en 1979 a été un facteur important pour la forme finale prise par l’organisation durant les années 1980-1981. C’est à cette époque que la branche du Jihad Islamique à Gaza apparaît, sous d’autres noms, le plus connu étant l’Avant-garde Islamique. Ses deux fondateurs étaient le Dr Fat’hi Shkaki et le cheikh Abd al-Aziz ‘Odeh, prêcheur islamique du camp de réfugiés de Jabalia dans la bande de Gaza, descendant d’une famille palestinienne ayant quitté en 1948 la région de Beersheva. | |||||||||
| Une fois le Dr Fat’hi Shkaki et ses camarades de retour dans les territoires, des cellules secrètes d’activistes ont été mises en place via des activités politiques et éducatives, en parallèle à l’établissement de cellules terroristes armées. Les universités et mosquées de Judée-Samarie et de la bande de Gaza servaient alors de centres de recrutement de supporters potentiels à l’organisation. | |||||||||
| Selon une étude interne au JIP, l’organisation a développé une idéologie prônant la “libération” immédiate de toute la Palestine via un jihad armé dirigé contre “l’existence juive en Palestine” qui conduirait à l’extinction de “l’entité sioniste.” Le jihad, selon le JIP, est une obligation à observer dans l’immédiat et non après l’établissement d’un “Etat islamique”. Selon l’idéologie de l’organisation, la lutte armée est une première étape nécessaire dans le processus de réhabilitation de toute la nation de l’Islam et le retour aux valeurs islamiques originales.4 Le JIP, sous l’inspiration du Dr Fat’hi Shkaki, a fait preuve d’un soutien enthousiaste à l’Ayatollah Khomeini et à la révolution islamique en Iran, et l’orientation pro-iranienne de l’organisation est devenue sa marque. A cette époque, le JIP et les Frères Musulmans étaient opposés sur la question de la révolution iranienne, ces derniers considérant la position pro-iranienne du JIP comme une « déviation de la vraie voie ». 4. D’après l’étude The Palestinian Islamic Jihad Movement, Its Growth and Methods , 2001, pp. 7, 14, découverte durant l’opération Rempart (Avril 2002). Il s’agit probablement d’un document interne au JIP, écrit et rédigé selon les standards académiques. |
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| L’étude du JIP trouvée en possession des services de sécurité préventive de l’AP à Bethlehem montre que l’organisation a joué un rôle dans le déclenchement de la première intifada, débutée en Décembre 1987, et que ses membres étaient parmi les premiers à y prendre part. Selon l’étude, le JIP a oeuvré pour envenimer la confrontation avec Israël et pour la transformer en un conflit armé. De plus, l’expulsion du Dr Fat’hi Shkaki vers le Liban en 1988 a conduit à une nouvelle étape dans l’histoire de l’organisation, qui a alors développé ses relations avec “les principaux pays sponsors du monde arabe et islamique ” [c.-à-d., la Syrie et l’Iran]. A l’époque, poursuit l’étude, l’organisation a également renforcé ses liens avec le Hezbollah au Liban. | |||||||||
| Selon l’étude, après les Accords d’Olso signés en Septembre 1993, “lorsque les flammes de la [première] intifada ont commencé à mourir,” l’organisation a entamé une série d’actions militaires contre Israël tout en adoptant un plan d’“attaques suicides militaires” (‘amaliyyat ‘askariyyah istishhadiyyah) afin de saper le processus de paix. L’action la plus importante à cette époque, affirme l’étude, a été l’attaque suicide de Beit Lid, près de Netanya, durant laquelle deux « combattants » du JIP se sont faits exploser à un arrêt de bus bondé, tuant 22 soldats israéliens (22 janvier 1995). | |||||||||
| L’étude du JIP souligne que le 26 octobre 1995, le Dr. Fat’hi Shkaki, alors dirigeant de l’organisation, a été tué à Malte par des “agents du Mossad” alors qu’il se rendait de Libye à sa résidence permanente à Damas. Son successeur, le DrRamadan ‘Abdallah Shalah, était, ainsi que précisé plus haut, l’un des membres fondateurs de l’organisation. La première action militaire [sic]de la seconde intifada, rapporte l’étude, a été perpétrée près du marché Mahane Yehuda au centre de Jérusalem [le 2 novembre 2000, une voiture piégée a explosé au marché Mahane Yehuda, tuant deux civils. Il s’agissait de la première action du JIP perpétrée à l’intérieur des frontières israéliennes durant le conflit actuel]. Selon l’étude, le JIP mène de nombreux attentats suicide ainsi que des “attaques militaires ordinaires” contre Israël afin de provoquer une escalade militaire qui conduirait à l’échec du processus de paix.5 5. Etude du JIP, pp. 12-13. |
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| De même que le Hamas, JIP accorde une importance particulière au recrutement d’étudiants (al-jamaa’ al-islamiyyat) dans les universités des territoires administrés par l’AP. Leurs organisations estudiantines inculquent le culte du martyr et recrutent des étudiants pour perpétrer des attaques terroristes suicide. | |||||||||
Les activités terroristes du JIP |
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| L’organisation a perpétré de nombreuses attaques suicide contre Israël, recourant à des terroristes hommes et femmes. La plus tragique de ces attaques a été celle commise contre le restaurant Maxim de Haïfa, dans laquelle 21 personnes ont été tuées et 60 autres blessées. Les cibles favorites du JIP sont les transports publics (généralement les autobus) et les lieux de commerce et de loisir s (restaurants, centres commerciaux et cafés) bondés de civils. | |||||||||
| Parmi les attentats suicide les plus importants perpétrés par l’organisation : | |||||||||
| Jérusalem, le 2 novembre 2000: une voiture piégée explose au marché Mahane Yehuda, tuant deux personnes. | |||||||||
| Hadera (ville au sud de Haïfa), le 25 mai 2001: deux terroristes équipés d’explosifs se font exploser dans un véhicule près d’un autobus. L’attaque fait 66 blessés. | |||||||||
| Binyamina (sud de Haïfa), le 16 juillet 2001: une attaque suicide est perpétrée à un arrêt d’autobus près d’une station de train, tuant deux personnes et en blessant 10 autres. | |||||||||
| Kiriyat Motzkin (ville à la périphérie de Haïfa), le 12 août 2001: un attentat suicide perpétré au restaurant Wall Street fait 16 blessés. | |||||||||
| Beit Lid (près de Netanya), le 9 septembre 2001: une voiture piégée explose, blessant 11 personnes. | |||||||||
| Hadera, le 28 octobre 2001: deux terroristes tirent sur les passants au centre ville ; ils tuent 4 personnes et en blessent 42. | |||||||||
| Sur une route près de l’entrée d’une base militaire située à l’est de Hadera, le 29 novembre 2001: une attaque suicide perpétrée dans un autobus fait 3 morts et 9 blessés. | |||||||||
| Jérusalem, à l’entrée de l’hôtel Mamilla Hilton, le 5 décembre 2001: une fusillade fait 11 blessés. | |||||||||
| A un croisement près de Haïfa, le 9 décembre 2001 : un attentat suicide fait 24 blessés. | |||||||||
| La vieille station d’autobus de Tel-Aviv, le 25 janvier 2002: un double attentat suicide perpétré par le JIP et le Fatah fait 23 blessés. | |||||||||
| Afula (ville au sud de Haïfa), le 5 mars 2002: une attaque suicide fait 1 mort et 15 blessés. | |||||||||
| Sur une route de Wadi Ara (vallée à l’est de Hadera, habitée principalement par des Arabes israéliens), le 20 mars 2002 : une attaque suicide perpétrée dans un bus fait 7 tués et 30 blessés. | |||||||||
| A l’intersection Yagur, près de Haïfa, le 10 avril 2002: une attaque suicide perpétrée dans un autobus fait 8 morts et 15 blessés. | |||||||||
| Au croisement de Megiddo à l’ouest d’Afula, le 5 juin 2002: une voiture explosive conduite par un terroriste qui se positionne près du réservoir d’essence d’un autobus explose, tuant 17 personnes et en blessant 50 autres. | |||||||||
| A la section Umm el-Fahem dans le Wadi Ara, le 18 septembre 2002 : une attaque suicide perpétrée contre la police israélienne fait une victime et 2 blessés. | |||||||||
| A l’intersection Karkur dans le secteur de Wadi Ara, le 21 octobre 2002: une voiture explosive conduite par deux terroristes explose près d’un autobus, faisant 14 morts et 50 blessés. | |||||||||
| “La route des fidèles”, à Hébron, le 15 novembre 2002 : dans une embuscade préparée par trois terroristes, 12 personnes sont tuées et 16 autres blessées, dont un officier de haut rang de l’armée israélienne. | |||||||||
| Netanya, le 30 mars 2003: une attaque suicide perpétrée au Café London fait 54 blessés. | |||||||||
| Afula, 19 mai 2003: une femme terroriste suicidaire se fait exploser à l’entrée d’un centre commercial, tuant 3 personnes et faisant 54 blessés. | |||||||||
| Kefar Yavetz, village au centre d’Israël, le 7 juillet 2003: un terroriste entre dans une maison et se fait exploser, tuant une personne et en blessant 6 autres. | |||||||||
| Haïfa, restaurant Maxim, le 4 octobre 2003: une femme terroriste suicidaire se fait exploser dans le restaurant, tuant 21 personnes et en blessant 60 autres. | |||||||||
| Discothèque Stage sur la promenade Herbert Samuel à Tel-Aviv, le 25 février 2005: un terroriste suicidaire se fait exploser dans la foule, tuant 5 personnes et faisant 50 blessés | |||||||||
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L’infrastructure terroriste du JIP en Samarie |
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| Le JIP possède des infrastructures opérationnelles dans les grandes villes des territoires administrés par l’AP. Les plus importants sont situées en Samarie, notamment à Jénine (considérée comme la “capitale des terroristes suicidaires”). L’examen des lieux choisis pour les attaques suicide perpétrées en Israël par le JIP montre une hausse substantielle des attentats dans le nord du pays et dans le secteur de Wadi Ara, les terroristes étant souvent originaires de la région de Jénine. | |||||||||
| Durant le dernier cessez-le-feu (hudna), auquel les organisations terroristes palestiniennes n’ont jamais complètement adhéré, le JIP a développé son infrastructure opérationnelle de Samarie. Au même moment, ses membres à Jénine et en Samarie ont oeuvré pour perpétrer des attaques terroristes (la plupart déjouées par les forces israéliennes de sécurité), enfreignant totalement la hudna. | |||||||||
L’aide syrienne au JIP |
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| Durant l’actuelle intifada déclenchée fin Septembre 2000, l’Iran et la Syrie ont oeuvré sans cesse pour empêcher un relâchement des hostilités et pour accroître les activités terroristes contre Israël. Craignant les représailles israéliennes et les condamnations internationales, ils n’ont pas agi directement mais plutôt par des intermédiaires : des organisations palestiniennes opérant sous leur parrainage, particulièrement le JIP, le Hamas et le Front-Ahmad Jibril. La Syrie permet à ces organisations (qui collaborent entre elles) de maintenir leurs infrastructures militaires, politiques et de propagande sur son territoire et au Liban. | |||||||||
| Les infrastructures mentionnées ci-dessus englobent des quartiers-généraux, des bureaux, des équipements militaires et des camps d’entraînements, telle la base du Front-Jibril d’Ein Sahib, prise pour cible par l’armée de l’air israélienne le 5 octobre 2003. L’affirmation syrienne selon laquelle les organisations palestiniennes ne possèdent que des “bureaux d’information” sur son territoire est donc totalement mensongère. | |||||||||
| Le quartier-général de l’organisation à Damas (parrainé par la Syrie et le Liban) dirige les terroristes des territoires administrés par l’AP dans leurs attaques contre Israël. Il assure : la coordination nécessaire à la perpétration d’attaques terroristes; propose des idées et initie des activités par le biais de membres d’abord conviés en Syrie; promeut des attaques suicide létales; ou, lorsque cela dessert les intérêts syriens et iraniens, donne des instructions pour une diminution temporaire des activités terroristes. | |||||||||
| Le Dr. Ramadan ‘Abdallah Muhammad Shalah, dirigeant du JIP, se rend fréquemment en Syrie et agit sous la protection du régime syrien. Depuis son quartier-général à Damas, lui et ses sbires maintiennent un contact constant avec les membres du JIP dans les territoires administrés par l’AP et orientent leurs activités. | |||||||||
| Le quartier-général du JIP est en contact constant avec les membres terroristes dans les territoires administrés par l’AP, fait avéré par l’arrestation de membres du JIP interrogés par les forces israéliennes de sécurité. Ainsi, par exemple, Ali al-Sa’di (connu sous le nom “al-Saffuri”) et Thabet Mardawi, deux importants terroristes de la région de Jénine, arrêtés durant l’opération Rempart, ont reconnu durant leur interrogatoire avoir été régulièrement en contact avec le Dr Ramadan Shalah et ses adjoints membres du quartier-général du JIP. Ils ont tous deux déclaré avoir fréquemment été en contact avec le QG du JIP à Damas au sujet des points suivants : | |||||||||
| Éclaircissement des positions politiques de la direction de l’organisation à Damas (au sujet des attaques suicide contre Israël). | |||||||||
| Revendication de leur responsabilité dans des attaques terroristes perpétrées par des membres de l’organisation (les communiqués officiels émis à Damas sont basés sur les rapports émanant des territoires). | |||||||||
| Demande de fonds . | |||||||||
| Entraînement à la manipulation des armes et des explosifs. | |||||||||
| Le soutien opérationnel du Liban au JIP |
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| Le JIP possède une infrastructureopérationnelle au Liban depuis l’expulsion par Israël du Dr Fat’hi Shkaki, fondateur de l’organisation. Cette infrastructure est à sa disposition dans le cadre de la politique iranienne de soutien au terrorisme, en étroite coopération avec le Hezbollah et avec l’approbation de la Syrie, sans laquelle l’organisation ne pourrait opérer sur le sol libanais. | |||||||||
| Depuis que le Dr Fat’hi Shkaki a été expulsé au Liban en 1988, l’organisation a perpétré 20 attaques terroristes contre des soldats israéliens au Liban, tous en coopération avec le Hezbollah. Depuis 1999, cependant, l’organisation a délaissé le Liban au profit du “front interne” [dans les territoires administrés par l’AP et en Israël], et les fonds jusqu’alors octroyés au Liban ont été transférés à cet effet. L’aide apportée par le Hezbollah à l’entraînement au Liban des membres du JIP en est la preuve. Il faut souligner que les auteurs de l’attaque terroriste contre le kibboutz Matzuba, près de la frontière libanaise, le 12 mars 2002, qui a coûté la vie à 6 Israéliens, étaient des membres du JIP oeuvrant pour le Hezbollah. | |||||||||
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Le soutien iranien au JIP |
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| De toutes les organisations terroristes palestiniennes, le JIP est celle qui entretient les liens les plus étroits avec l’Iran et qui reçoit le plus d’aide iranienne, notamment financière. Pour l’Iran (et les autres pays qui soutiennent le terrorisme international), l’argent est l’un des moyens les plus importants pour diriger les infrastructures terroristes (en l’occurrence dans les territoires administrés par l’AP) ainsi que pour encourager les activités des diverses organisations terroristes palestiniennes. Selon des documents de l’AP saisis et les déclarations de terroristes arrêtés et interrogés, les organisations terroristes qui opèrent avec le soutien iranien, soit le JIP, le Hamas et le Hezbollah, reçoivent régulièrement d’importantes sommes d’argent en provenance d’Iran. | |||||||||
| Il faut souligner à ce sujet que l’Iran est pratiquement la seule source de financement du JIP. Le budget annuel de l’organisation est estimé à plusieurs millions de dollars, dont un large pourcentage est destiné au financement des attaques terroristes perpétrées par ses membres contre Israël et au maintien de son dispositif terroriste : bureaux, salaires, armes et explosifs, ainsi que le soutien financier aux familles des victimes et des prisonniers. En Juillet 2003, les forces palestiniennes de sécurité ont affirmé avoir confisqué 3 millions de $ en liquide transférés par l’Iran au JIP (somme d’argent considérable selon les critères du JIP). | |||||||||
| Selon notre estimation, seule une infime quantité du budget de l’organisation est allouée à son infrastructure civile (moins importante que les sommes allouées pour le même objectif par le Hamas). L’infrastructure civile du JIP comprend plusieurs fondations en Judée-Samarie (al-Ihsan, al-Naqa’ pour les femmes et le club de jeunesse islamique à Bethlehem) et dans la bande de Gaza (sept branches d’al-Ihsan). Ces organismes opèrent dans les domaines de la santé, de l’assistance et de l’éducation islamique. | |||||||||
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Dr Ramadan Shalah – portrait du dirigent actuel du JIP |
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| Ramadan Abdallah Muhammad Shalah est né en 1958 dans le quartier de Saja’iyyah dans la bande de Gaza, enfant d’une famille nombreuse. Au lycée, il rallie l’organisation des Frères Musulmans, qui finance ses études à l’université Zagazig en Egypte, considérée comme un foyer du fondamentalisme islamique dans les années 1970. En tant qu’étudiant (1977-1981), il rencontre un groupe d’autres étudiants palestiniens de la bande de Gaza, dont Fat’hi Shkaki, désireux d’imiter les mouvements du Jihad militant qui fleurissent à l’époque en Egypte. Ramadan Shalah devient l’un des fondateurs du JIP et le rédacteur du journal de l’organisation. | |||||||||
| A son retour dans la bande de Gaza en 1981, il accepte le poste d’enseignant au département économie de l’université islamique de Gaza et devient un orateur convoité. En 1985 il poursuit ses études en Angleterre et reçoit un doctorat en économie de l’université de Durham. Il s’installe alors aux Etats-Unis et enseigne les relations internationales à l’université Tampa en Floride. Il est élu secrétaire général du JIP fin 1995 après la mort à Malte du Dr Shkaki. | |||||||||
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