| 7 septembre 2005 | ||||||
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![]() Hassan Nasrallah : l'armée libanaise et la résistance [le Hezbollah – ndlr] sont ceux qui protègent le Liban (télévision Al-Arabiyya, 2 septembre 2005). Cette conception est en contradiction avec la Résolution 1559 du Conseil de sécurité , qui appelle au désarmement et au démantèlement des milices armées libanaises et non libanaises présentes au Liban [le Hezbollah et les organisations terroristes palestiniennes - ndlr] et considère le Gouvernement libanais comme la seule autorité au Liban. |
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| Dans une interview accordée à la chaîne Al-Arabiyya (2 septembre 2005), le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah a abordé plusieurs thèmes propres à la situation interne libanaise, notamment la demande de la communauté internationale au Gouvernement libanais de désarmer l'organisation (en vertu de la Résolution 1559 du Conseil de sécurité du 2 septembre 2004 1). |
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Ci-dessous les principales déclarations de Nasrallah au sujet du désarmement de l’organisation : |
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Conclusions et commentaires |
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L'interview de Nasrallah montre que le Hezbollah est toujours vivement opposé au fait de rendre les armes , ce en vertu du pseudo besoin de se défendre face à Israël et d'empêcher l'Etat hébreu d'attaquer le Liban 3. Nasrallah a atténué le refus du Hezbollah de rendre les armes en adoptant une attitude responsable et modérée : se disant prêt à dialoguer, ou à débattre, avec la communauté internationale au sujet du besoin de conserver la « résistance » et son armement « ( et par la même occasion, de jouir d'une légitimité internationale) ; insistant sur le fait que l'organisation s'efforce de garder profil bas sur le terrain ; et en affirmant que son organisation n'est pas un concurrent du Gouvernement libanais et ne tente pas de porter atteinte à la souveraineté du Liban. |
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La principale déclaration de Nasrallah selon laquelle les armes aux mains de l'organisation servent à se défendre face à Israël n'est pas nouvelle et a été exposée lors du débat public sur le désarmement du Hezbollah, en cours au Liban depuis des mois. Dans ce débat, mis de côté durant le désengagement israélien de la bande de Gaza, Nasrallah a insisté sur son opposition au désarmement du Hezbollah et a affirmé que la Résolution 1559 du Conseil de Sécurité ne concernait pas son organisation puisque le Hezbollah n'est pas une milice armée . La Résolution 1559, selon lui, n'est qu'une ingérence étrangère dans les affaires internes libanaises, décidée avec le soutien d'Israël. |
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L'expression de retenue et de responsabilité que tente d'adopter Nasrallah est liée, selon nous, à l'approche de la publication du rapport de la Commission Melhis chargée d'enquêter sur la mort de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri. Le Hezbollah suit avec inquiétude l'avancée des travaux de la commission d'enquête et y voit une nouvelle expression de l'ingérence extérieure dans les affaires internes libanaises. Selon nous, le Hezbollah craint que , même si les conclusions de la Commission ne le montrent pas du doigt, elles pourraient servir ses détracteurs de l'intérieur et comme de l'extérieur en les incitant à accroître la pression en vue d'un désarmement de l'organisation. Ainsi , le Hezbollah tente déjà de devancer les coups dans le cadre de la bataille sur |
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1 Les Accords de Taëf du 22 octobre 1989 comportent également un article appelant au démantèlement des milices libanaises et non libanaises ainsi qu'au renfort des forces de sécurité libanaises. Voir l'article (en anglais) : A comparison of the Taif Accord (National Reconciliation Charter) and UN Security Council (13 mars 2005) http://intelligence.org.il/eng/sib/3_05/taif_e.htm 2 Selon la version originale : « notre attachement à notre arme ne vient pas du fanatisme… ou de l'exaltation… il vient d'une vision et d'une conception. Nous disons au monde entier : nous sommes prêts au dialogue ( Huar en arabe), entamons un débat ( Naqash en arabe) sur cette conception et sur cette vision ». 3 Les acrobaties verbales de Nasrallah peuvent induire en erreur certaines analystes sur les véritables intentions du Hezbollah. Ainsi, un éditorial du quotidien Ha'aretz publié sous le titre « Progrès en Syrie et au Liban » affirme : « le Secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a créé la surprise en fin de semaine en déclarant que son organisation était prête à rendre les armes, à la condition de recevoir des engagements sur la sécurité du Liban de la part d'un vecteur international (qui ne soit pas les Etats-Unis) . Bien que conditionnant le désarmement à la fin de l'occupation israélienne de «la terre libanaise » - cf. les Fermes de Shebaa - c'est la première fois que Nasrallah fait une telle déclaration » (Journal Ha'aretz, 5 septembre 2005). Le porte-parole du Hezbollah, interrogé sur l'article d'Ha'artez, a déclaré qu'il ne s'agissait « que d'une opinion quelconque » (Daily Star, Liban, 6 septembre 2005). |
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